De Beers se lance dans les diamants synthétiques

De Beers a annoncé mardi 29 mai 2018 vouloir se positionner sur le marché des diamants synthétiques.  Cette annonce est un vrai bouleversement pour le secteur des diamants naturels. En effet, De Beers est le premier producteur mondial de diamants naturels.

Ce positionnement bien que faisant l’effet d’une vraie bombe dans le secteur est un choix stratégique de la marque. Le marché des diamants synthétiques en 4 ans est passée de 350 000 à 2,5 millions de carats de production. Elle pourrait atteindre les 4,5 millions de carats en 2018, soit 2 % à 3 % de la production mondiale.
Selon les estimations, d’ici 2030, elle pourrait même atteindre les 10% de part de marché.

Le phénomène n’en est encore qu’à ses débuts mais les producteurs de diamants  naturels ont bien senti le danger.

Le diamant naturel représente près de 50 % des ventes de bijoux en France, mais la menace rode déjà. Aux Etats-Unis, le mal est déjà fait.

« On sent depuis le début de l’année une accélération de la demande, plusieurs opérateurs commencent à se monter en Europe, dont l’un va bientôt ouvrir Place Vendôme à Paris » indique Stéphane Wulwik, ancien diamantaire, fondateur de Innocent Stone, une marque pionnière, dont les diamants synthétiques sont certifiés.

Les diamants synthétiques se positionnent notamment auprès des Millenials de part leurs prix plus accessibles et en adoptant une image éthique. Contrairement aux diamants naturels qui s’extraient de mines géantes ressemblant à des trous béants sur des kilomètres le diamant synthétique est produit en laboratoire.

De Beers s’est opposé pendant de nombreuses années au commerce des diamants synthétiques, refusant l’idée d’en vendre au particulier. Mais la marque sait parfaitement en produire depuis quelques années par l’intermédiaire de sa société Element Six qui dispose d’un laboratoire prévu à cet effet. Il ne fournissait jusqu’à présent que les industriels.

D’après le communiqué, les diamants synthétiques produits dans le laboratoire du Berkshire, au Royaum-Uni seront commercialisés à des prix compétitifs compris entre 171 euros pour une pierre d’un quart de carat et 684 euros pour une pierre d’un carat.

Pour pouvoir proposer ce type de prix face à la concurrence, De Beers à mis au point un procédé technologique similaire à l’impression 3D qui a nécessité « des décennies d’investissement en R&D ».

« Nous nous sommes largement informés sur la manière dont nos consommateurs voient les diamants synthétiques. Ils sont perçus comme de jolis petits produits qui ne doivent pas coûter cher. Nous y avons vu une opportunité que d’autres producteurs de diamants synthétiques ont laissé passer. Les diamants produits en laboratoire sont le fruit d’une avancée technologique. Comme nous l’avons vu avec les saphirs, les rubis et les émeraudes de synthèse, à mesure que cette technologie s’affine, le prix de ces produits baisse » a déclaré Bruce Cleaver, PDG de De Beers Group.

Les diamants synthétiques De Beers seront vendus sous la marque LightBox dès le mois de septembre aux États-unis.

Les Etats-Unis seront donc les premiers à pouvoir bénéficier de ces nouveaux diamants synthétiques. Pour faciliter le commerce outre atlantique, De Beers a décidé d’y investir 80 millions d’euros destiné à la construction d’un site de production près de Portland.
La production est estimé à 500 000 carats de diamants synthétiques par an.

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